Moïse Santamaria : sa dure enfance et l'épreuve de la rue

Everythiiing

Jan 20, 2026 • 4 min read

Moïse Santamaria face à Faustine Bollaert sur le plateau de Ça commence aujourd'hui

Moïse Santamaria livre un témoignage poignant sur son enfance

Mardi 20 janvier 2026, le plateau de l'émission Ça commence aujourd'hui, présentée par Faustine Bollaert, était le témoin d'un moment d'une rare intensité. Invité de la série, Moïse Santamaria, connu du grand public pour son rôle emblématique de Manu Léoni dans Un si grand soleil, a accepté de rouvrir un chapitre douloureux de sa vie : son enfance marquée par des épreuves et des silences. Une confidence à cœur ouvert qui n'a pas laissé les téléspectateurs indifférents.

Un climat familial instable et des relations complexes

Dès les premières minutes de son intervention, l'acteur s'est livré sur un environnement familial loin d'être idyllique. Il a décrit un climat instable, où les liens avec ses parents étaient traversés par de profondes incompréhensions, des silences pesants et des ruptures émotionnelles récurrentes. Loin de l'image rassurante d'un cocon protecteur, son enfance s'est construite dans la difficulté et le sentiment de solitude.

Moïse Santamaria a confié que ces blessures, même si elles ont été apaisées par un long travail sur lui-même, restent encore vives dans son souvenir. Il a parlé d'une relation complexe avec ses proches, où les mots manquaient souvent, laissant place à une incompréhension mutuelle qui a marqué profondément sa jeunesse.

Une perte douloureuse et la descente dans la rue

C'est cependant sur le sujet de la rue que Moïse Santamaria s'est montré le plus poignant. Avec une pudeur touchante, il a raconté comment une série d'événements tragiques l'a conduit à errer dans les rues, loin du foyer familial.

« L'adolescence a été très compliquée car il y a eu des pertes chères dans notre famille. J'ai perdu ma tante sans qu'on me le dise, j'ai du le deviner tout seul... Elle est morte du SIDA quand j'avais 11 ans mais je ne savais pas pourquoi. » a-t-il d'abord partagé, laissant transparer le choc et l'incompréhension de l'enfant.

La douleur s'est encore amplifiée avec la perte de sa grand-mère, une figure maternelle très importante pour lui. « Et j'ai perdu ma grand-mère qui était pour moi une figure très puissante, forte. Et là encore il y a eu du silence. Je ne suis même pas allé à l'enterrement. Ils sont partis en Espagne, ils m'ont laissé en région parisienne. » Ces mots résonnent comme une blessure profonde, le sentiment d'être abandonné pesant lourdement sur son âme d'adolescent.

« Ça a été pour moi un virage complet , j'ai commencé à faire n'importe quoi. Ma mère m'appelait 'El jarabe de la calle' (Le sirop de la rue, ndlr). » Cette expression, digne d'un surnom qui souligne son immersion dans une nouvelle réalité, témoigne de cette transformation brutale vers une vie sur les pavés.

La rupture définitive à 19 ans et l'école de la rue

Si les difficultés étaient déjà présentes, la situation s'est dramatiquement dégradée à l'âge de 19 ans. Moïse Santamaria a avoué avoir été mis dehors par ses parents. « J'ai trainé dehors beaucoup, je me débrouillais et je faisais des conneries. Je rentrais tard, je n'allais plus à l'école. Moi j'étais avec les potes dehors, je faisais les 400 coups, c'était l'école de la vie. »

Ces mots révèlent une adolescence tumultueuse, où la solitude, le chagrin et l'abandon ont conduit à une forme de rébellion et de recherche d'une famille alternative sur les rues. L'« école de la vie » qu'il mentionne est une métaphore forte, signifiant que c'est dans cet environnement difficile qu'il a appris à se débrouiller, à se défendre, et à trouver sa propre voie,尽管这可能意味着错误和挣扎。

Un parcours de comédien malgré les épreuves

Mais malgré ces épreuves douloureuses, Moïse Santamaria a su retrouver sa voie et s'épanouir. Sa carrière d'acteur, notamment dans le rôle de Manu Léoni dans Un si grand soleil, est un témoignage de résilience et de force. Son passage dans Ça commence aujourd'hui n'est pas seulement un acte de partage, mais aussi un acte de guérison, montrant qu'il a réussi à transformer ses blessures en une source de force et de compassion.

Son histoire est un rappel poignant que derrière les images de réussite et de célébrité, nombre de personnalités ont traversé des moments sombres et difficiles. Son courage à se livrer sans filtre est une inspiration pour ceux qui, eux aussi, vivent ou ont vécu des périodes de solitude ou d'abandon.

Un travail sur soi pour apaiser les blessures

Moïse Santamaria a insisté sur le long chemin de guérison qu'il a entrepris pour faire face à son passé. Le travail sur soi, la thérapie, et sans doute le soutien de proches lui ont permis d'apaiser les blessures de son enfance. Son témoignage montre que la résilience est possible, même après les épreuves les plus difficiles.

En se livrant ainsi, Moïse Santamaria ne se contente pas de partager sa propre histoire, il ouvre aussi une porte à la discussion sur les difficultés de l'adolescence, les effets des pertes familiales et la manière dont les expériences douloureuses peuvent façonner une vie. Un message d'espoir et de force qui touche profondément.

Un message d'espoir et de résilience

Le témoignage de Moïse Santamaria est bien plus qu'une simple confidence télévisée. C'est une ode à la résilience, un rappel que même dans les moments les plus sombres, il est possible de trouver la force de se reconstruire et de trouver un avenir meilleur. Son histoire, marquée par la perte, l'abandon et la solitude, se termine sur une note d'espoir, prouvant que la force intérieure peut triompher face aux épreuves les plus dures.

Grâce à sa franchise et à sa vulnérabilité, Moïse Santamaria permet à ses fans et au grand public de mieux le comprendre, mais aussi de se reconnaître dans ses mots. Une preuve que la communication, même sur les sujets les plus douloureux, peut être un puissant outil de guérison et d'unité.

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