Nice, le 17 janvier 2026 – La cérémonie des noces n’aura finalement pas lieu ce samedi à Nice. Dans une décision retentissante, le maire de la ville, Christian Estrosi, a procédé à l’annulation d’un mariage civil prévu au Parc Phoenix, après qu’un cortège nuptial ait semé le trouble sur la voie publique. Ce samedi, les festivités attendues pour unir un couple d'origine comorienne ont été brutalement interrompues par une série d’infractions au Code de la route jugées « graves » et « inadmissibles » par l’édile niçois.
Un cortège nuptial aux abords de la légalité
Le cortège, destiné à accompagner les futurs époux jusqu’au lieu de la cérémonie civile, s’est transformé en un véritable défi à l’ordre public. Selon les informations confirmées par la municipalité et les forces de l’ordre, le rassemblement a multiplié les manquements aux règles de circulation, allant bien au-delà des célébrations traditionnelles.
Blocage de la voie Mathis et infractions multiples
Le point de rupture est survenu lorsque le cortège a provoqué le blocage total de la chaussée nord de la voie Mathis, un axe majeur de circulation à Nice, ainsi que de la rue Marceau. Ce type d'interruption est considéré comme une atteinte grave à la fluidité du trafic et à la sécurité des autres usagers de la route.
Christian Estrosi, s’exprimant publiquement après les faits, a fermement condamné ces agissements. « J’ai pris la décision d’annuler le mariage qui devait être célébré ce jour par mon élue Imen Jaidane. Les lois de la République s’appliquent à tous, sans exception », a déclaré le maire. Cette déclaration souligne la fermeté de la municipalité face à toute tentative de contournement des règles, même dans le cadre d'un événement festif.
La liste des griefs : vitesse, ceintures et exhibition
Les infractions relevées par le Centre de supervision urbain (CSU) et la police municipale sont nombreuses et sérieuses. Parmi elles, on retrouve notamment la vitesse excessive des véhicules impliqués, le non-port de la ceinture de sécurité par plusieurs occupants, et des manœuvres dangereuses incluant des sorties de véhicules sur la voie rapide. L'exhibition de drapeaux, bien que souvent tolérée lors de manifestations festives, a visiblement été comptabilisée dans cette longue liste de violations.
La municipalité a tenu à préciser que ces faits étaient documentés par des preuves vidéo, renforçant la validité de la décision prise. L'annulation d'un mariage civil, acte solennel et légal, en réponse à des troubles sur la voie publique, est un événement rare qui envoie un signal fort quant à la tolérance zéro de la ville de Nice pour les débordements portant atteinte à la sécurité publique.
Le respect des lois : une priorité municipale
Cette annulation s’inscrit dans une politique municipale qui insiste sur le respect scrupuleux des lois de la République, particulièrement dans un contexte où les grands cortèges festifs peuvent parfois dégénérer et perturber gravement la vie citoyenne. Si les mariages célébrés au Parc Phoenix sont devenus la norme, les modalités d'accès et de déplacement jusqu'au lieu de la cérémonie restent soumises aux mêmes régulations que pour n'importe quel autre événement.
La réaction des autorités et l'impact sur les futurs mariés
Si les détails concernant les démarches futures du couple pour reprogrammer leur union ne sont pas précisés, l'impact immédiat de cette décision est clair : le mariage prévu ce samedi n’a pas été célébré. Les autorités locales rappellent que l'organisation de cortèges, même privés, doit impérativement respecter les consignes de sécurité et les codes de la route en vigueur. Les organisateurs auraient dû, le cas échéant, solliciter des autorisations spécifiques pour encadrer un tel cortège, ce qui ne semble pas avoir été le cas ou n'a pas été respecté.
Cette affaire met en lumière la tension parfois existante entre les traditions festives et les impératifs de sécurité urbaine. À Nice comme ailleurs, les autorités se montrent de plus en plus vigilantes quant aux manifestations sur la voie publique, y compris celles liées à des événements privés comme les mariages. La leçon est tirée : la fête ne saurait justifier la mise en danger d'autrui ou la paralysie des infrastructures vitales de la ville.
Cet événement devrait faire l'objet d'analyses plus poussées dans les jours à venir, notamment concernant les procédures de notification et les possibilités de recours pour les futurs époux. En attendant, la position de la mairie de Nice, défendue par Christian Estrosi, reste ferme : l'ordre public et la sécurité routière priment sur toute autre considération.