Von der Leyen au cœur des négociations UE-Mercosur

Everythiiing

Jan 17, 2026 • 3 min read

Portrait officiel de Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Dans un contexte économique et environnemental tendu, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se trouve au cœur des négociations pour le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Ce accord, longtemps attendu, promet de bouleverser les échanges commerciaux entre l'UE et l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Mais qui sont les véritables gagnants et perdants de ce traité en France et en Europe ?

Un accord historique, mais controversé

Le traité UE-Mercosur, négocié depuis 1999, vise à éliminer progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires entre les deux blocs commerciaux. Il représente l'un des accords de libre-échange les plus vastes jamais conclus, couvrant un marché de plus de 780 millions de consommateurs.

Cependant, l'accord n'est pas exempt de critiques. Les associations environnementales et les syndicats s'inquiètent des conséquences sur la déforestation en Amazonie et sur les emplois dans certains secteurs européens, notamment l'agriculture et l'automobile.

Le rôle clé de Von der Leyen

Ursula von der Leyen, élue présidente de la Commission européenne en 2019, a fait de l'accord UE-Mercosur l'une de ses priorités. Elle a multiplié les rencontres avec les dirigeants des pays du Mercosur pour tenter de convaincre les États membres européens de ratifier l'accord.

« Nous devons être ambitieux sur le commerce, mais aussi sur l'environnement et les droits humains », a-t-elle déclaré lors d'une récente conférence de presse. Sa stratégie consiste à insister sur les bénéfices économiques tout en promettant des garde-fous environnementaux et sociaux.

Pressions et défis

Malgré les efforts de Von der Leyen, l'accord est toujours bloqué au niveau national. La France, notamment, s'oppose fermement à l'entrée en vigueur du traité, invoquant des préoccupations environnementales et sociales.

Le président Emmanuel Macron a fait part de ses réserves, soulignant que l'UE doit exiger des engagements plus forts de la part des pays du Mercosur en matière de protection de l'environnement et de respect des droits des travailleurs.

Les gagnants et les perdants en France et en Europe

Si l'accord était ratifié, plusieurs secteurs français et européens seraient affectés de manière différente.

Les gagnants

Les secteurs des services, de la technologie et de l'automobile pourraient bénéficier d'un accès accru aux marchés du Mercosur. Les entreprises françaises spécialisées dans les services financiers, les logiciels et les véhicules à faible émission pourraient voir leurs exportations augmenter.

Les perdants

Les agriculteurs français, notamment ceux qui produisent du blé et du lait, pourraient faire face à une concurrence accrue des produits brésiliens et argentins, souvent moins chers. De même, certains secteurs industriels pourraient subir des pressions concurrentielles.

Un avenir incertain

Malgré les efforts de Von der Leyen, l'avenir de l'accord UE-Mercosur reste incertain. Les négociations continuent, et les positions des États membres restent divergentes. La présidente de la Commission européenne doit naviguer dans un labyrinthe de pression politique et économique pour tenter de faire aboutir ce projet historique.

En attendant, les Français et les Européens attendent avec impatience de voir comment cette affaire se déroulera et quel impact elle aura sur leur quotidien et leur économie.

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